Vendredi 23 décembre 2005
Ce qui a conduit l'Etat français à se fourvoyer ainsi c'est d'abord d'avoir voulu prolonger les 30 glorieuses, avec des magouilles keynésiennes de déficit budgétaire. Malheureusement, jamais les excédents ne sont venus les combler (donc exit le keynésianisme, et exit aussi le multiplicateur).
Le problème ensuite est que la luxure étatique était à un niveau cliquet, et que plus personne n'a jamais pu remettre en cause les pouvoirs que l'Etat s'était attribué, même ceux qui ont toujours échoué dans les résultats.
La seule solution est la remise en cause de l'Etat français, mais pas par les hommes politiques : ils sont l'Etat, cela ne conduirait qu'à leur ôter des pouvoirs.
C'est le peuple qui, par vote, doit être consulté sur l'avenir à donner à toutes ces "grandes missions" échouées qui nous ont amené dans notre position actuelle.
Par Bonni
-
Publié dans : Commentaires
1
-
Recommander
Dimanche 18 décembre 2005
En étant raisonnable, on se doit d'éviter de tomber dans les pièges tout aussi dangereux du stalinisme ou du libertarianisme, et se limiter à des analyses théoriques et empiriques impartiales.
Et certaines choses sautent aux yeux en France, quant à l'ingérence de l'Etat dans des secteurs qui doivent impérativement êtres privés.
Le premier qui me vient à l'esprit, c'est l'épargne pour la retraite. TOUTES les études, statistiques, théories, démontrent qu'il est plus efficace, juste et économique de gérer l'épargne par capitalisation que par répartition étatique.
Ça n'est pas le seul exemple, mais je mets au défi les staliniens et libertariens de me prouver le contraire de ce que j'avance sur ce point.
Mais certains secteurs doivent d'après moi absolument entrer dans le rôle de l'Etat, notamment la protection civile de tous les individus, car elle seule peut garantir le respect universel des droits fondamentaux de chacun.
Dans ce cas, la prévention, la répression et le jugement des actes répréhensibles doivent être du ressort de l'Etat.
Mais bien entendu, je ne parle pas de monopole. La protection contre d'autres risques que ceux définis par les droits lockéens, ou la sur-protection en cas de sur-risque, peuvent très bien être assurées par des organismes privés (garde du corps, agence de sécurité, tribunal privé...) à condition que les droits fondamentaux soient respectés par ces compagnies.
Il est facile d'énoncer des exemples et contre-exemples pour détourner des principes simples tels que le libéralisme. Mais lorsque l'on est précis, cela permet d'éviter ce genre de manipulations trompeuses.
Par Bonni
-
Publié dans : Commentaires
2
-
Recommander
Commentaires