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Mercredi 12 avril 2006
Il est difficile aujourd'hui de prédire comment évoluera la France dans les prochaines décennies.
Personnellement, je redoute tellement cette évolution que j'irai certainement la suivre de loin, bien au chaud dans un pays véritablement démocratique.
Car il est des choses qui ne se démentent pas : la France n'est pas une démocratie, c'est avant tout une république dont le pouvoir s'émiette.

Ce n'est plus le vote qui décide, c'est la manifestation, c'est le syndicat, ce sont les sondages.
Tous les principes français tels qu'on ose ici les décrire, voire même les encenser, sont considérés comme des acquis par ceux qui en profitent, comme des boulets par ceux qui les financent.
Malheureusement pour ces premiers usurpateurs, sans financement un acquis se transforme vite en dette, et le financement commence à manquer à mesure que les financeurs (les véritables travailleurs) quittent le navire.

Mais que faire des dettes, elles ne sont rien face aux acquis. Elles deviendront seulement les acquis de nos enfants, et certainement le seul. Débuter dans la vie avec plusieurs milliers d'euros de dette, n'est-ce pas un des résultats de la politique déraisonnée des gouvernements immobilistes qui se sont succédés durant toutes ces années ?
Oui bien sûr, mais la vie politique étant considérée en terme de carrière, et non en terme de conviction, il est difficile d'en faire autrement.

Quel homme politique oserait se griller, et griller son avenir, pour le bien au long terme de son pays ?
La réponse aujourd'hui est claire : aucun. Le gros problème de la France est que les élites sont formées pour être élites, et si elles ne le sont pas, alors elles sont rien.
Qui donc se risquerait à devenir ce "rien" ? Alors que cinq ans de plus à la tête de l'Etat sont envisageables, personne n'y aurait intérêt.
Serait-ce intéressant alors de réfléchir à la limitation à un mandat pour tous les présidents ? Je le pense.

Le système actuel est incompréhensible. Le sénat est inutile, mais qui oserait toucher à cette institution ? L'assemblée n'est pas représentative, mais qui changerait les règles ?
La France perd la tête, au point même qu'une loi votée par l'assemblée, par le sénat, validée par le conseil constitutionnel et promulguée par le président n'est pas applicable car ce dernier demande au peuple de ne pas l'appliquer. Où va-t-on ?
Dans ce million de manifestants qui a parcouru les rues à deux reprises le mois dernier, combien étaient mineurs, c'est-à-dire inaptes à exercer le droit de vote démocratique ? Donne-t-on le pouvoir désormais aux enfants ? Aux cotes de popularité ? Aux syndicats de fonctionnaires nullement concernés ?

On nous dit désormais que la politique doit s'exercer avec le veto des organisations professionnelles. Est-ce que les gens se rendent compte de l'absurdité même de cette affirmation ?! Les syndicats de travailleurs, lobbies oligopoles communistes représentant une minorité et financés par nos impôts, auraient le même pouvoir que les législateurs élus par l'ensemble du peuple ?

En effet c'est un constat très fourni et très désordonné, mais la situation va tellement mal que l'on pourrait en discuter sur des centaines de pages encore.
Pourvu qu'elle ne s'aggrave pas avec le passage du PS l'an prochain.
Ce serait certainement mon ticket d'exil, avec pour mot d'adieu : "Vous l'avez voulu ? Eh bien maintenant débrouillez-vous !"
Par Bonni - Publié dans : Commentaires
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Mercredi 29 mars 2006
Les médias seraient-ils devenus monomaniaques ?

Les journaux télévisés sont devenus des reportages thématiques, qui tournent autour du même thème pendant un mois, un mois et demi, puis passent à un autre thème.
Et à chaque fois ce sont des thèmes populaires, pour ne pas dire populistes...

Remémorons-nous : le referendum européen, le pape, les délocalisations, l'ouragan en Louisiane, les émeutes des banlieues, l'affaire d'Outreau, la grippe aviaire, le chikungunia, et désormais le très célèbre CPE, qui nous tient en haleine depuis presque deux mois !
Sur tous ces sujets, on a eu droit à des débats sur toutes les chaînes, des manifestations, des réactions stupides, des phrases choc de Sarkozy, des unes de journaux...
Et dès que l'on est passé à un autre sujet, hop ! Disparu ! L'ancien sujet, alors devenu "has been" disparaît totalement de l'antenne, et du même coups de l'esprit des français alors lassé.
Quelles ont été les conséquences du non français au traité Européen ? Qu'est devenue l'usine HP que l'on voulait délocaliser ? Qu'est-il arrivé aux français des banlieues dont les voitures ont été brûlées ? Comment le virus de la grippe aviaire se développe-t-il ? Qu'est devenu le juge Burgaud ? Sharon est-il mort ou toujours dans le coma ? Etc., etc.

Apparemment tout le monde se désintéresse totalement de ces questions depuis que les médias s'y sont détournés. Et maintenant les gens vont recommencer à manger du poulet, les voitures vont continuer à être incendiées dans l'indifférence totale...
Et le CPE ? Lorsque les médias auront trouvé un autre sujet excitant, on n'en entendra plus parler, que celui-ci soit maintenu ou non !

Alors, à quand le nouveau sujet dans le vent ?
Par Bonni - Publié dans : Coups de gueule
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Mercredi 29 mars 2006


On frise véritablement le ridicule en ce moment ! Il suffit de regarder les premières pages de tous les quotidiens pour s’en rendre compte.

Durant la manifestation d’hier, mardi 28 mars, la police a comptabilisé 1.06 millions de manifestants, les syndicats (plus précisément la CGT) 3 millions…
Alors soit la police a un intérêt à réduire le nombre des manifestants (lequel ?), soit la CGT à un peu de mal à évaluer la taille du troupeau…
Là où les syndicats sont clairement ridicules, c’est dans l’estimation du nombre de manifestants à Marseille : 28 000 selon la police, 250 000 selon les syndicats…

Comme par hasard, par « souci de neutralité », les médias n’ont guère que retenu les trois millions annoncés par les camarades. J’aimerais que l’on se pose les bonnes questions : pourquoi doit-on avoir deux chiffres pour une même réalité ? Pourquoi la police ne serait-elle pas crédible dans ses annonces ?

Car après tout la police est bien plus neutre que les syndicats, n’ayant aucun intérêt à annoncer de fausses quantifications. Mais jusqu’à annoncer des chiffres neuf fois supérieurs, c’est une grosse arnaque.

Comme une pin-up ferait gonfler ses seins, les syndicats font gonfler leurs cortèges : ça peut paraître joli, mais c'est loin d'être naturel...

Par Bonni - Publié dans : Commentaires
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